Création d’entreprise

Lors du processus de création d'entreprise, différentes démarches administratives doivent être effectuées en fonction du type d'entreprise créée. Cela peut par exemple concerner, l'immatriculation au registre du commerce et des sociétés, la déclaration auprès de l'Urssaf, ou encore le dépôt de capital social. Sans parler de la mise en place d'un business plan ou des dossiers à monter pour obtenir des aides : prêt à taux zéro, maintien du chômage, subvention régionale…

Pour les formalités liées à la création d'entreprise qui sont multiples, Exxactitude vous accompagne et vous conseille, notamment pour le choix du statut juridique de votre société et vous propose des modèles de statuts.

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Le choix de la forme juridique est un point central lors de la création d’une entreprise. Cependant, cette décision n’est pas figée et peut être révisée en fonction des besoins stratégiques et de l’évolution de l’activité. Modifier la forme juridique de son entreprise est une démarche qui permet d’adapter sa structure aux changements internes ou externes, tels qu’une croissance de l’activité ou la nécessité de nouveaux financements. Ce processus de transformation implique des conséquences juridiques, fiscales et sociales et parfois aussi de réunir les bonnes conditions.

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Le développement d’une activité ou la volonté de séparer son patrimoine personnel de son entreprise amènent souvent les entrepreneurs individuels à envisager de changer de statut juridique. Passer d’une entreprise individuelle (EI) à une société est une démarche structurante. Cela implique la création d’une nouvelle entité juridique et le transfert de l’activité. Voici les étapes pour y parvenir.

Pourquoi transformer son entreprise individuelle en société ?

Plusieurs motivations conduisent à cette évolution. Les raisons sont diverses, adaptées aux besoins changeants de l’activité.

Protéger son patrimoine personnel

Contrairement à l’entreprise individuelle où le patrimoine professionnel et personnel sont liés, la société offre une séparation nette. En créant une société (SARL, SAS par exemple), la responsabilité de l’entrepreneur est limitée aux apports effectués au capital social. Cela protège les biens personnels en cas de difficultés financières de l’entreprise.

Accueillir des associés

L’entreprise individuelle est, par définition, exercée par une seule personne. Si l’entrepreneur souhaite s’associer pour partager les compétences, les risques ou les financements, la création d’une société devient une obligation. La structure sociétaire permet l’entrée de nouveaux partenaires dans le capital.

Développer son activité

La forme sociétaire peut offrir une image plus professionnelle ou crédible, notamment auprès des banques, des investisseurs ou de certains partenaires commerciaux. Elle facilite souvent l’accès à de nouveaux financements pour soutenir la croissance de l’entreprise.

Optimiser sa fiscalité et sa protection sociale

Selon le régime fiscal de la société (impôt sur les sociétés – IS) et le statut social du dirigeant, des opportunités peuvent apparaître. Le passage à l’IS permet parfois d’optimiser la gestion des bénéfices. La protection sociale peut également être différente selon la forme juridique choisie et le statut du dirigeant.

Quelles formes juridiques de société choisir ?

Le choix de la forme juridique de la nouvelle société est une décision à examiner avec soin, car elle définit le cadre légal et fiscal de l’activité.

SARL (Société à Responsabilité Limitée) ou EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)

Ces formes sont courantes pour les petites et moyennes entreprises. La SARL est conçue pour plusieurs associés, tandis que l’EURL est la version unipersonnelle. Elles offrent un cadre relativement stable et une responsabilité limitée aux apports. L’EURL permet à un entrepreneur seul de bénéficier de la structure d’une société.

SAS (Société par Actions Simplifiée) ou SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)

La SAS est plébiscitée pour sa flexibilité, offrant une grande liberté dans la rédaction des statuts. La SASU est sa déclinaison pour un associé unique. Ces formes conviennent aux projets à fort potentiel de développement et permettent d’adapter les règles de fonctionnement aux besoins précis de l’entreprise.

Comment opérer la transformation ? Les deux approches

La transformation d’une entreprise individuelle en société peut s’effectuer de deux manières principales, chacune avec ses propres implications.

L’apport en nature du fonds de commerce

Cette méthode consiste à créer une nouvelle société et à lui apporter le fonds de commerce de l’entreprise individuelle. Le fonds de commerce comprend les éléments corporels (matériel, marchandises) et incorporels (clientèle, nom commercial, droit au bail). L’entrepreneur reçoit en échange des parts sociales ou des actions de la nouvelle société. Cette opération peut nécessiter l’intervention d’un commissaire aux apports pour évaluer la valeur des biens apportés. C’est l’un des services d’Exxactitude.com avec la possibilité d’un devis instantané ⤵️.

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La cessation d’activité et la création d’une nouvelle société

Une autre voie est la cessation totale de l’activité de l’entreprise individuelle, suivie de la création d’une nouvelle société qui reprendra l’activité. Cette option est souvent plus simple administrativement mais peut déclencher des conséquences fiscales sur les bénéfices et les plus-values latentes de l’EI. Les formalités de radiation de l’EI et d’immatriculation de la nouvelle société sont distinctes.

Les étapes communes à la création de la société

Quelle que soit l’approche choisie (apport ou cessation-création), plusieurs étapes sont nécessaires pour la constitution de la nouvelle société.

Faire le point et choisir la forme juridique

Avant toute démarche, une analyse de la situation est nécessaire. Cela implique d’évaluer les objectifs (seul ou à plusieurs, besoin de capitaux, protection du patrimoine), puis de choisir la forme juridique la plus adaptée (SARL, SAS, EURL, SASU). Il est recommandé de se faire accompagner par des professionnels pour cette analyse.

Rédiger les statuts de la nouvelle société

Les statuts sont le document fondateur de la société. Ils organisent son fonctionnement : dénomination sociale, siège social, objet social, montant du capital, modalités de gestion et de prise de décision, etc. Leur rédaction demande une attention particulière, notamment pour les SAS en raison de leur flexibilité. Les conseils d’un expert-comptable ou d’un juriste sont vivement conseillés.

Constituer le capital social

Le capital social est composé des apports des associés. Il peut s’agir d’apports en numéraire (sommes d’argent) ou d’apports en nature (biens). Les fonds en numéraire doivent être déposés sur un compte bancaire bloqué au nom de la société en formation.

Publier une annonce légale

La création de la société doit être portée à la connaissance du public par la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL). Cette publication contient les informations essentielles sur la nouvelle entité.

Immatriculer la nouvelle société

L’étape finale consiste à déposer un dossier complet auprès du guichet unique de formalités des entreprises (anciennement CFE). Ce dossier regroupe les statuts, l’attestation de dépôt des fonds, l’annonce légale et divers formulaires. L’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) confère la personnalité morale à la société.

Les implications fiscales et sociales de la transformation

La transformation d’une entreprise individuelle en société entraîne des changements sur le plan fiscal et social.

Au niveau fiscal

En cas d’apport du fonds de commerce, cela génère généralement l’imposition immédiate des bénéfices non encore taxés et des plus-values latentes réalisées sur les biens apportés à la société. Des dispositifs d’exonération ou de report d’imposition existent sous certaines conditions. La nouvelle société sera soumise à son propre régime fiscal, souvent l’impôt sur les sociétés (IS).

Au niveau social

Le statut social de l’entrepreneur change également. S’il était affilié au régime des travailleurs non salariés (TNS) en tant qu’entrepreneur individuel, son statut peut évoluer. Par exemple, en tant que gérant majoritaire de SARL, il reste TNS. En revanche, en tant que président de SAS ou SASU, il est assimilé salarié et relève du régime général de la Sécurité sociale.

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