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Chez Exxactitude.com, nous observons une tendance constante : de nombreux gérants d’EURL envisagent le passage en SASU pour ajuster leur protection sociale ou optimiser la distribution de leurs revenus. Cette mutation juridique, bien que courante, répond à des règles précises et modifie la structure de gestion de l’entreprise.

Les motivations du passage en SASU

Le changement de statut juridique est souvent motivé par le régime social du dirigeant. En EURL, le gérant associé unique est rattaché à la Sécurité sociale des indépendants (ex-RSI). En SASU, le président bénéficie du statut d’assimilé-salarié. Il est affilié au régime général de la Sécurité sociale dès lors qu’il perçoit une rémunération. Cette affiliation offre une couverture identique à celle des salariés, à l’exception de l’assurance chômage. La gestion des dividendes constitue un autre levier de décision.

Dans une EURL soumise à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, la part des dividendes supérieure à 10 % du capital social est assujettie aux cotisations sociales. À l’inverse, en SASU, les dividendes ne supportent que les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, sans être soumis aux cotisations de retraite ou de santé. Cela permet une flexibilité accrue pour l’arbitrage entre salaire et revenus du capital.

La souplesse de rédaction des statuts

La SASU se distingue par la liberté contractuelle qu’elle offre. Contrairement à l’EURL, dont le fonctionnement est strictement encadré par le Code de commerce, la SASU permet de définir librement les règles d’organisation dans les statuts. Cette caractéristique facilite l’accueil futur de nouveaux associés, la SASU se transformant alors naturellement en SAS sans changement de forme juridique.

Le déroulement de la procédure de transformation

La transformation nécessite une rigueur administrative pour garantir la validité de l’opération auprès de l’administration et des tiers.

Intervention du commissaire à la transformation

Le Code de commerce impose la désignation d’un commissaire à la transformation (souvent un commissaire aux comptes) chargé d’évaluer les actifs de la société et de vérifier que les capitaux propres sont au moins égaux au capital social. Ce professionnel rédige un rapport déposé au greffe du tribunal de commerce huit jours avant la décision de transformation. Toutefois, si l’EURL dispose déjà d’un commissaire aux comptes, celui-ci peut se charger de cette mission.

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Décision et la mise à jour des statuts

L’associé unique doit consigner sa décision de transformation dans un procès-verbal. Ce document acte la fin du mandat du gérant et la nomination du premier président de la SASU.

Parallèlement, les statuts sont intégralement réécrits pour s’adapter aux règles de la société par actions simplifiée. Il convient de prêter une attention particulière aux clauses relatives aux décisions de l’associé unique et aux modalités de direction.

Formalités de publicité et d’enregistrement

Pour que la transformation soit opposable aux tiers, un avis de modification doit être publié dans un journal d’annonces légales (JAL) du département du siège social. Par la suite, le dossier complet est déposé sur le guichet unique électronique des formalités d’entreprises. Ce dossier comprend le procès-verbal, les nouveaux statuts, le rapport du commissaire à la transformation et l’attestation de parution dans le JAL.

Coût de la transformation

Le budget d’une telle opération se décompose entre les frais administratifs fixes et les honoraires de conseil. Les frais légaux incompressibles comprennent :

  • La publication au journal d’annonces légales : entre 150 et 250 euros selon la longueur du texte.
  • Les frais de greffe pour l’inscription modificative : environ 200 euros.
  • L’insertion au BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales) : environ 50 euros.

À ces coûts s’ajoutent les honoraires du commissaire à la transformation, qui varient selon la complexité du bilan et le volume des actifs à vérifier. Enfin, l’accompagnement par un expert-comptable ou un avocat pour la rédaction des actes et le suivi des formalités garantit la sécurité juridique de la mutation. Bien que cette prestation représente un investissement, elle prévient les risques de rejet du dossier par le greffe ou d’erreurs de rédaction dans les nouveaux statuts.

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Le remplacement d’un confrère ou l’exercice en cabinet partagé entraîne régulièrement des transferts de fonds entre praticiens. Ce mécanisme, appelé rétrocession d’honoraires, permet de reverser une partie des sommes perçues à celui qui a effectivement réalisé l’acte médical ou paramédical. Pour le professionnel qui encaisse initialement l’argent, il s’agit d’une opération neutre qui nécessite toutefois une rigueur comptable précise. Continue reading Activité libérale : qu’est-ce qu’une rétrocession ?

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La perte de la moitié du capital social constitue un moment sensible dans la vie d’une entreprise. Au-delà des conséquences financières et juridiques pour la société, cette situation entraîne également des obligations spécifiques pour le commissaire aux comptes (CAC), notamment en matière de signalement des irrégularités et de vigilance sur la continuité d’exploitation. Continue reading Perte de la moitié du capital social : quelles incidences sur la mission du commissaire aux comptes ?

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Le passage à la facturation électronique ne concerne pas uniquement les entreprises commerciales. Les sociétés civiles immobilières (SCI) entrent également dans le périmètre de cette réforme fiscale, quel que soit leur régime d’imposition. Si l’objectif affiché par l’administration est de simplifier les déclarations de TVA et de lutter contre la fraude, cette transition impose aux gérants de revoir leurs méthodes de travail. Continue reading Facturation électronique SCI : tout ce qu’il faut savoir sur la réforme

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La durée légale de six exercices

En France, la règle de principe pour le mandat d’un commissaire aux comptes est fixée à six exercices sociaux. Cette durée, définie par le Code de commerce, s’applique dès lors que la nomination est obligatoire, c’est-à-dire quand l’entreprise franchit les seuils légaux de chiffre d’affaires, de total de bilan ou d’effectif salarié. Continue reading Commissaire aux comptes : quelle est la durée du mandat ?

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L’obligation de nomination liée à l’activité réelle

Pour un organisme de formation, la nécessité de désigner un commissaire aux comptes (CAC) ne dépend pas uniquement de sa forme juridique ou des mentions inscrites dans ses statuts. C’est l’exercice concret de l’activité de formation professionnelle qui déclenche l’application des règles spécifiques du Code du travail.

Selon la Commission des études juridiques de la CNCC, une entité acquiert la qualité de dispensateur de formation dès la signature de sa première convention de formation, et non au moment de la réception de son numéro de déclaration d’activité (NDA) auprès de la DREETS. Continue reading Organisme de formation : quand nommer un commissaire aux comptes ?

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Lors de la création d’une entreprise, les associés peuvent injecter du capital sous forme d’argent, mais aussi par le biais de biens matériels ou immatériels. Ce sont les apports en nature. Pour garantir que la valeur de ces biens ne soit pas surévaluée au détriment des futurs créanciers, la loi impose en principe l’intervention d’un commissaire aux apports. Cependant, des dispenses existent sous certaines conditions de seuils.

Continue reading Peut-on se passer d’un commissaire aux apports ?

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Lorsqu’un enfant tombe malade, les parents salariés se demandent souvent s’ils peuvent rester à ses côtés sans perdre une partie de leur salaire. Si le Code du travail prévoit bien un droit à l’absence, la question de la rémunération dépend principalement du secteur d’activité et des accords internes à l’entreprise. Continue reading Congés enfant malade : ce qu’il faut savoir

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La journée de solidarité a été instaurée pour financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle consiste, pour les salariés, en une journée de travail supplémentaire non rémunérée. Pour les employeurs, elle se traduit par le versement d’une contribution égale à 0,3 % de la masse salariale brute. Continue reading Journée de solidarité : date, obligation… réponses à vos questions

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L’audit d’acquisition, souvent appelé « due diligence », est un processus contractuel et méthodique qui intervient généralement après la signature de la lettre d’intention (LOI). Contrairement à un audit légal du commissaire aux comptes, il ne s’agit pas d’une mission de certification avec expression d’une opinion, mais d’un examen approfondi visant à valider les informations communiquées par le cédant et à identifier les risques susceptibles d’affecter la valeur de l’entreprise. Continue reading Audit d’acquisition : sécurisez votre projet de reprise

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