Journée de solidarité : date, obligation… réponses à vos questions

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La journée de solidarité a été instaurée pour financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Elle consiste, pour les salariés, en une journée de travail supplémentaire non rémunérée. Pour les employeurs, elle se traduit par le versement d’une contribution égale à 0,3 % de la masse salariale brute.

Cette journée de solidarité est-elle obligatoire ?

Le dispositif est obligatoire pour tous les salariés du secteur privé et les agents de la fonction publique. Un salarié ne peut pas refuser d’accomplir cette journée, sauf s’il a déjà rempli cette obligation chez un autre employeur au cours de la même année civile.

Dans ce cas, les heures travaillées chez le nouvel employeur sont rémunérées et s’imputent sur le contingent d’heures supplémentaires. En dehors de cette exception, le refus de travailler ce jour-là constitue une absence injustifiée qui peut entraîner une retenue sur salaire.

Quelle est la date en 2026 ?

Depuis 2008, la loi ne fixe plus de date unique pour tous. Les modalités sont définies par un accord d’entreprise ou, à défaut, par une convention de branche. Si aucun accord n’existe, la journée de solidarité s’applique par défaut le lundi de Pentecôte. En 2026, le lundi de Pentecôte tombe le 25 mai. Toutefois, l’employeur peut choisir d’autres options :

  • Faire travailler un autre jour férié habituellement chômé (à l’exclusion du 1er mai).
  • Supprimer une journée de réduction du temps de travail (RTT).
  • Fractionner ces heures sur l’année.

Combien d’heures faut-il travailler ?

La durée de travail demandée au titre de la solidarité est de 7 heures pour un salarié à temps plein. Ces heures ne sont pas rémunérées et ne s’imputent pas sur le contingent annuel des heures supplémentaires. Pour les salariés à temps partiel, cette limite de 7 heures est réduite proportionnellement à la durée prévue dans leur contrat de travail. Les collaborateurs sous forfait jours doivent, quant à eux, travailler une journée supplémentaire au-delà de leur forfait habituel.

Poser un congé pour ne pas travailler

Bien que la journée de solidarité soit travaillée, elle conserve son statut de jour férié. Un salarié peut donc demander à poser un congé payé ou une journée de RTT afin de ne pas se rendre sur son lieu de travail. L’employeur est libre d’accepter ou de refuser cette demande, selon les règles habituelles de gestion des départs en vacances au sein de l’entreprise. Si la demande est acceptée, le salarié remplit son obligation légale sans perte de salaire, mais au prix d’une journée de repos en moins dans son compteur.