Lorsqu’un enfant tombe malade, les parents salariés se demandent souvent s’ils peuvent rester à ses côtés sans perdre une partie de leur salaire. Si le Code du travail prévoit bien un droit à l’absence, la question de la rémunération dépend principalement du secteur d’activité et des accords internes à l’entreprise.
Le principe du congé dans le secteur privé
Pour tout salarié du secteur privé, le congé enfant malade est un droit inscrit dans la loi. Ce dispositif permet de s’absenter pour s’occuper d’un enfant de moins de 16 ans dont on assume la charge. La durée légale de cette absence est fixée à 3 jours par an. Ce plafond grimpe à 5 jours si l’enfant a moins d’un an ou si le salarié a la charge d’au moins trois enfants.
Une absence non rémunérée par le Code du travail
Selon les textes de loi, le jour enfant malade n’est pas payé par l’employeur. Durant cette période, le contrat de travail est suspendu. Le parent ne perçoit donc aucun salaire pour les heures non travaillées, et la Sécurité sociale ne verse aucune indemnité journalière. Ce temps d’absence n’est pas non plus assimilé à du temps de travail effectif pour le calcul des congés payés.
Le rôle de la convention collective
C’est ici que la situation peut changer. De nombreuses entreprises dépendent d’une convention collective ou d’un accord de branche plus favorable que le régime général. Ces textes peuvent prévoir le maintien total ou partiel du salaire pendant l’absence enfant malade.
Certains accords octroient également un nombre de jours plus élevé que le minimum légal. Il est donc nécessaire de consulter son contrat de travail ou de s’informer auprès du service des ressources humaines pour connaître les dispositions spécifiques applicables.
Le régime spécifique de la fonction publique
Dans la fonction publique, les agents (titulaires ou contractuels) bénéficient d’un système différent appelé « autorisations spéciales d’absence » (ASA). Contrairement au privé, ces jours sont généralement rémunérés.
Le nombre de jours accordés par année civile est égal au double de la durée hebdomadaire de travail, plus un jour. Par exemple, un agent travaillant 5 jours par semaine dispose de 11 jours par an pour garder son enfant malade. Ce quota est réparti entre les deux parents s’ils travaillent tous les deux dans l’administration. Si l’autre parent ne bénéficie pas de ce type de congé dans son emploi, l’agent peut voir son crédit d’heures doubler.
Les obligations et le justificatif médical
Quelle que soit la situation professionnelle, le salarié doit avertir son employeur le plus rapidement possible, par téléphone ou par e-mail. Pour que l’absence soit autorisée et ne soit pas considérée comme une faute, le parent doit impérativement fournir un justificatif.
Ce document est un certificat médical rédigé par le médecin qui a examiné l’enfant. Il doit attester que la présence du parent est nécessaire auprès du mineur. Sans ce certificat, l’employeur peut refuser l’absence ou demander au salarié de poser un jour de congé payé ou de RTT pour couvrir sa journée.


