La loi de finances 2026 définit les règles financières qui encadreront le passage à la facturation électronique. En précisant les montants et les conditions de verbalisation, l’administration fixe un cadre strict pour anticiper l’échéance du 1er septembre 2026.
Le coût des factures émises hors format électronique
L’utilisation d’une plateforme agréée devient le passage obligé pour l’émission des factures. En cas de non-respect de ce format numérique, la sanction financière s’alourdit.
L’amende passe de 15 euros à 50 euros par facture.
Pour limiter l’impact sur la trésorerie des entreprises en difficulté, ce montant est plafonné à 15 000 euros par année civile.
L’obligation de désigner une plateforme agréée pour la réception
Dès septembre 2026, chaque structure doit avoir choisi une plateforme agréée pour centraliser la réception de ses documents comptables. L’absence de ce choix expose l’entreprise à une procédure graduelle :
Une mise en demeure préalable
L’administration adresse d’abord une mise en demeure. L’entreprise dispose alors d’un délai de trois mois pour régulariser sa situation en s’inscrivant sur une interface certifiée.
Des amendes répétitives en cas d’inaction
Si la situation perdure après ce délai, une amende de 500 euros est appliquée. Sans action de la part de l’entreprise, une pénalité supplémentaire de 1 000 euros s’ajoute tous les trois mois jusqu’à la mise en conformité totale.
La transmission des données de transaction
Au-delà de la simple émission de factures, les entreprises doivent transmettre certaines informations d’activité à l’administration fiscale. Tout manquement à cette obligation de transmission de données déclenche une amende de 500 euros par envoi manquant. Comme pour l’émission, le cumul de ces sanctions ne peut excéder 15 000 euros sur une année.
Le droit à l’erreur pour la première infraction
Le législateur prévoit une souplesse pour accompagner la transition numérique. Les sanctions ne s’appliquent pas lors d’une première infraction constatée sur l’année en cours et les trois années précédentes. Cette tolérance reste toutefois conditionnée : l’entreprise doit réparer son oubli spontanément ou dans les trente jours suivant une relance de l’administration.
Un calendrier différencié selon la taille de l’entreprise
Si toutes les entreprises doivent être en mesure de recevoir leurs factures via une plateforme agréée dès le 1er septembre 2026, le calendrier d’émission varie.
Pour les TPE et les PME, l’obligation de produire des factures électroniques et de transmettre les données de transaction débutera le 1er septembre 2027. Ce délai supplémentaire permet d’adapter les processus internes avant que les amendes ne deviennent effectives.


